Un ogre en cavale

Je vous avez parlé du Septième Guerrier mage de Paul Beorn. J’ai continué ma découverte de cet auteur en me plongeant dans son dernier roman jeunesse Un ogre en cavale.

Un ogre en cavale
Un ogre en cavale. Illustration de Noémie Chevalier

L’histoire

Jeanne est une ado qui ne va pas bien. Un petit peu différente, perdue dans un monde de rêves où la magie, les héros de roman et les créatures fantastiques sont réels, elle a du mal à se sentir bien avec les autres. Au début du livre, elle est hospitalisée à cause d’un mal mystérieux. Au moment où tout espoir de sauver Jeanne est perdu, un ogre surgit dans la chambre de la jeune fille, lui dévore le cœur et poursuit sa route en dévastant tout sur son passage. Lire la suite

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Arte de Kei Ohkubo

Enfin un article sur un manga ! Et pour cette nouveauté, je vous propose de plonger dans l’Italie de la Renaissance.

Arte de Kei Ohkubo
Arte de Kei Ohkubo

L’histoire

Arte, l’héroïne de cette histoire vit à Florence au début du XVIe siècle. Pour cette jeune aristocrate  l’avenir est déjà tout tracé : elle doit se marier avec un bon parti. Mais Arte ne peut se résoudre à s’enfermer dans un mariage où elle n’aura aucune liberté. Dans une société où on laisse peut de place aux femmes, Arte va tout faire pour vivre de sa passion : l’art et la peinture. Or, à cette époque, il est inconcevable qu’une femme devienne l’apprentie d’un peintre.

Mon avis

Je suis fascinée par la Renaissance italienne et son foisonnement artistique. Florence est une ville magique où l’art est présent partout. Dans ce manga, on se promène avec plaisir dans les rues de la cité florentine, on entre dans les ateliers des peintres et on découvre les règles qui encadrent la création des artistes. Tout cela est possible grâce à des dessins très précis et une reconstitution très fine et vivante de la vie de la Renaissance.

Arte est un personnage féministe et ultra sensible, sa maladresse et son innocence la rendent sympathique et on suit avec intérêt son combat pour obtenir le droit de peindre. Quant à Léo, son maître, c’est un drôle de personnage, un peu mystérieux mais résolument moderne pour oser prendre une jeune fille comme apprentie.

Le premier tome m’a donc paru prometteur. Je viens d’acheter les deux suivants et je vais m’empresser de les lire !

Arte de Kei Ohkubo, 3 tomes (pour le moment) chez Komikku

Les Enchantements d’Ambremer

Les enchantements d’Ambremer est le premier tome d’une trilogie de Pierre Pevel : Le Paris des Merveilles. J’ai craqué en voyant les jolies couvertures de ces livres. Il ne me restait qu’à découvrir l’histoire…

Les Enchantements d'Ambremer de Pierre Pevel
Les Enchantements d’Ambremer de Pierre Pevel

L’histoire

L’histoire nous plonge dans Paris au début du XXe siècle, mais ce Paris baigne dans la magie, les chats ont des ailes et la tour Eiffel est en bois blanc. Nous suivons les aventures du mage Griffont et d’une aventurière, Isabel de Saint-Gil. Ils se trouvent entraîner dans une enquête où les meurtres se succèdent, se font attaquer par des gargouilles sanguinaires et essaient de dénouer un mystère de plusieurs siècles.

Mon avis

J’aime cette ambiance début de siècle où se mêlent magie et mystère ! Les personnages sont savoureux, Isabel de Saint-Gil est un personnage très attachant malgré ses défauts et ses acolytes sont hauts en couleur !

Le petit bémol, serait peut-être que l’histoire met un peu de temps à démarrer, mais on oublie vite les lenteurs du débuts pour  plonger dans l’intrigue où les événements s’enchaînent rapidement. L’enquête mêle plusieurs intrigues secondaires et nous fait voyager dans des mondes incroyables, l’Outre-Monde et surtout l’Onirie, le pays des rêves. Vous l’aurez compris : la lecture du deuxième tome s’impose.

J’ai failli oublier de vous parler d’Azincourt ! Quel chat ailé magnifique, doué de parole, à l’esprit affûté, qui dort sur les livres pour les voir en rêve. Je soupçonne  Monsieur Pevel d’avoir découvert pourquoi mes gros matous s’endorment toujours dans ma bibliothèque…

 

Le plus petit baiser jamais recensé

J’ai découvert Mathias Malzieu écrivain en lisant le très beau roman La Mécanique du coeur. J’ai trouvé chez un bouquiniste Le plus petit baiser jamais recensé. Un titre tout en légèreté et en douceur qui m’a tout de suite plu.

L'arbre aux livres, le plus petit baiser jamais recensé
L’arbre aux livres, le plus petit baiser jamais recensé

L’histoire

Dans un monde fantastique où l’on peut faire pousser un arbre à harmonica, un inventeur qui a perdu la « guerre mondiale de l’amour » retrouve l’espoir  grâce à une jeune fille qui a disparu suite à leur premier baiser, le plus petit baiser jamais recensé. Il va mener l’enquête pour retrouver cette mystérieuse fille invisible.

Mon avis

Ce petit livre se savoure comme une pâtisserie : il est poétique, empli de rêves et d’histoires extraordinaires. Il faut accepter de perdre pied avec la réalité et de se laisser porter par les aventures de ce jeune inventeur et de ses amis extraordinaires (l’enquêteur Gaspard Neige et son perroquet un tantinet lubrique).

Il est question d’amour dans ce livre, l’amour qui fait mal, celui qui fait du bien, celui qui ne mourra jamais et celui qui répare, d’amour maladroit (« Et même en l’aimant à l’envers, je ne parvenais pas à la détester »). Les plus romantiques d’entre nous apprécieront le recueil de sparadramours , petits poèmes d’amour à déposer partout .

Une petite lecture qui fait du bien !

Histoire de la magie en Amérique du Nord

Avis aux fans d’Harry Potter et de J.K. Rowling : des extraits en français de Histoire de la magie en Amérique du Nord sont mis en ligne depuis hier sur le site Pottermore

Une très jolie bande-annonce donne envie de lire ces nouvelles histoires :

Bonne lecture au pays de la magie !

 

The Revenant : Livre vs Film

Comment passer à côté de The Revenant, le film dont tout le monde parle et qui a sacré Leonardo di Caprio ? J’ai lu le livre, j’ai vu le film et voici mon avis.

the revenant : film versus livre
The revenant : film versus livre

Le Livre

Ce roman nous fait voyager dans les grands espaces sauvages américains. Hugh Glass, un trappeur est attaqué par un grizzli. Gravement blessé et mutilé, il est abandonné par ses compagnons. Commence alors pour lui une lutte pour sa survie : c’est en rampant, en mangeant des charognes et en luttant contre les bêtes sauvages qu’il va essayer de vivre. Son moteur : retrouver les deux hommes qui l’ont abandonné et se venger.

On retrouve dans ce roman, l’ambiance des livres de Curwood ou de London, mais je dois avouer que le livre de Michael Punke n’a pas le même souffle. Au bout d’un moment, l’intérêt diminue. La deuxième partie du livre est franchement moins passionnante. Toutefois, l’histoire de cet homme est impressionnante, surtout lorsque l’on sait qu’elle s’inspire de faits réels. Certains épisodes sont marquants dans ce livre, l’attaque du grizzli, l’épisode avec le serpent ou encore le passage avec les loups. La rencontre avec la vieille indienne est aussi très touchante. C’est donc un avis mitigé pour ce livre qui malheureusement ne m’a pas tenue en haleine jusqu’au bout.

Et le film alors ?

C’était la même histoire ? Dans le générique de fin, il est précisé que le film s’inspire en partie du roman. C’est un euphémisme ! Glass a gagné un fils à moitié indien et sa femme a été tuée dans le massacre de sa tribu. Pourquoi ce rajout ? Le personnage de Glass est totalement modifié : on passe d’un homme qui lutte pour sa survie,veut se venger de ses compagnons et qui ont volé son fusil adoré à un père désespéré dont le fils a été assassiné. La vengeance personnelle n’était pas assez noble dans le roman ? On y perd une dimension brutale, primale qui animait le livre. Pas de chance pour moi, les moments que j’ai préférés dans le livre ont été modifiés ou évincés. Pourquoi rajouter des Canadiens (les méchants évidemment), pourquoi rajouter des indiens et une histoire d’enlèvement d’une jeune fille ? Pour le spectacle, on y gagne pendaison, castration et viol… Indispensables pour ce film certainement… Le combat d’un homme seul face à une nature hostile était à mon sens suffisamment fascinant.

J’aurais aimé que Leonardo di Caprio gagne son Oscar avec un autre film, celui-ci m’a laissé sur ma faim : le scénario est limité, Glass survit à tellement d’accidents qu’il pourrait être un héros de Marvel. Il faut saluer la beauté des images et le jeu des acteurs, Di Caprio bien sûr et Tom Hardy, un John Fitzgerald odieux et affreusement méchant. Il faut quand même souligner des scènes magnifiquement réalisées : la scène d’attaque du camp par les indiens au début du film est grandiose rien à voir avec la scène de l’ours qui m’a déçue.

Pour conclure ?

Lisez le livre si vous aimez les romans d’aventure et ces histoires d’hommes qui se surpassent. Pour le film, voir Leonardo c’est toujours bien (le dernier plan sur lui est remarquable), mais 2h30 c’est long…

Le Septième guerrier-mage

Voilà un bon moment que je ne m’étais pas plongée dans de la fantasy pour adulte. Le fil de mes lectures m’a menée au Septième guerrier-mage de Paul Beorn. J’ai découvert cet auteur grâce au roman 14-14 qu’il a écrit avec Silène Edgar. Le livre m’a plu, alors je me suis penchée sur les livres de cet auteur qui écrit aussi pour les grands (enfants ?) que nous sommes.

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Paul Beorn, le Septième Guerrier-mage

L’histoire

Le monde du Septième guerrier-mage ne nous fait pas rêver, c’est un monde de guerre et de désolation où chacun tente de survivre et de s’en tirer le mieux qu’il peut. Inutile de préciser que le petit paysan, l’enfant et la jeune fille innocente ne sont pas ceux qui s’en sortent le mieux !
Jal, notre héros, fait son bonhomme de chemin dans l’armée qu’il a rejoint, non par choix mais par nécessité. Il a un lourd passé, il a perdu une partie de sa mémoire et il est hanté par la voix d’un mystérieux maître.
Notre héros n’a rien d’un héros, il est déserteur, voleur, pilleur de reliques, il n’est pas très poli et a un fort penchant pour les jeunes filles, mais ma foi il est plutôt sympathique ! Le hasard va mettre sur sa route une communauté villageoise épargnée jusqu’à maintenant par les ravages de la guerre. Il va alors s’engager à les défendre (un peu forcé). Il va nouer des liens avec les gens qui vont croiser son chemin et découvrir peu à peu qui il est vraiment.

Mon avis

J’ai beaucoup apprécié les aventures de Jal et de ses compagnons. Le livre ne manque pas d’humour, certaines scènes sont drôles et l’auteur ne ménage pas son héros qui a son lot de situations cocasses. L’intérêt du livre repose sur la découverte et le déploiement des pouvoirs de Jal et surtout sur la composition de son cercle qui le soutient. Les personnages sont très humains, avec leurs fêlures et leurs faiblesses, ils sont capables de se surpasser et de devenir des fauves lorsque la peur ou leur survie en dépend. Les aventures s’enchaînent et je ne me suis pas ennuyée en lisant ce roman que l’on a du mal à poser.

Quelqu’un qui connaissait bien Jal m’a demandé d’être indulgente avec lui car il a eu une enfance difficile. Personnellement, je trouve que ce jeune homme s’en sort plutôt bien, pour le plus grand plaisir des lecteurs !

Le Septième guerrier-mage de Paul Beorn chez Bragelonne