Agatha et sa mystérieuse affaire de Styles

Agatha Christie
Agatha Christie

Me voilà replongée dans le monde d’Agatha Christie. J’avais abandonné les énigmes de la romancière voilà bien des années. Mais Kenneth Brannagh et son Crime de l’Orient Express m’ont décidé à relire et redécouvrir les enquêtes d’Agatha et de chasser les différences entre le Poirot du livre et la version ciné 2018.

Je n’allais pas me lancer dans le Crime de l’Orient-Express, après avoir vu le film, ça aurait fait beaucoup. Non, je suis allée fouiner dans la genèse du personnage, dans le manoir de Styles.

L’histoire

Par un heureux hasard, le capitaine Hastings, invité à Styles, retrouve un vieil ami belge, le célèbre détective Hercule Poirot. Peu de temps après, Mme Inglethorp qui règne sur Styles est mystérieusement empoisonnée. Tout le monde s’accorde pour accuser le nouvel époux de la victime et les preuves s’accumulent contre lui. Poirot, aidé de Hastings, décide de mener l’enquête.

Mon avis

la-mysterieuse-affaire-de-styles-mr-brownLa mystérieuse affaire de Styles est le premier roman d’Agatha Christie, mais on y trouve déjà les personnages chers aux amateurs : Hercule Poirot, naturellement,  mais aussi le Capitaine Hastings, narrateur de l’histoire et l’inspecteur Japp. Tout est donc en place pour passer un bon moment d’enquête anglaise. Nous sommes à la campagne, dans un manoir, avec une famille et un entourage aux milles secrets et surtout un meurtre à élucider.

Le personnage d’Hercule Poirot est déjà bien planté : il est exaspérant par ses manies et son goût du mystère et je plaignais souvent le pauvre Hastings de devoir le supporter ! Comme dans beaucoup de romans de la romancière, il y a une galerie de personnages très pittoresques au passé douteux et aux secrets nombreux. Dans cette enquête, Agatha Christie aime nous perdre dans de nombreuses fausses pistes, j’ai toutefois trouvé quelques longueurs dans le récit . Ce premier roman met en place la tradition de la scène finale où Poirot révèle la solution (on la devrait à l’éditeur de la romancière qui aurait demandé à Agatha une fin différente).

Pour conclure, j’ai passé un bon moment avec cette enquête classique à l’atmosphère très anglaise, lue dans la collection Agatha Christie de chez France Loisirs, dont les illustrations de couverture sont très réussies.

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Patte de velours, oeil de lynx

Aujourd’hui, je vais vous parler de vilains chats et de gentils voisins…

Patte de velours, œil de lynx de Maria Ernestam
Patte de velours, œil de lynx de Maria Ernestam

L’histoire

Un jeune couple décide de s’installer à la campagne. Madame est ravie de pouvoir jardiner et de s’installer loin de la ville avec son adorable chat. A leur arrivée, les voisins d’en face les accueillent chaleureusement et très amicalement, de même que leur adorable matou. Mais, les apparences sont souvent trompeuses…

Mon avis

Je ne vous cacherai pas que j’ai eu un moment de surprise, Lire la suite

Histoire de la magie en Amérique du Nord

Avis aux fans d’Harry Potter et de J.K. Rowling : des extraits en français de Histoire de la magie en Amérique du Nord sont mis en ligne depuis hier sur le site Pottermore

Une très jolie bande-annonce donne envie de lire ces nouvelles histoires :

Bonne lecture au pays de la magie !

 

The Revenant : Livre vs Film

Comment passer à côté de The Revenant, le film dont tout le monde parle et qui a sacré Leonardo di Caprio ? J’ai lu le livre, j’ai vu le film et voici mon avis.

the revenant : film versus livre
The revenant : film versus livre

Le Livre

Ce roman nous fait voyager dans les grands espaces sauvages américains. Hugh Glass, un trappeur est attaqué par un grizzli. Gravement blessé et mutilé, il est abandonné par ses compagnons. Commence alors pour lui une lutte pour sa survie : c’est en rampant, en mangeant des charognes et en luttant contre les bêtes sauvages qu’il va essayer de vivre. Son moteur : retrouver les deux hommes qui l’ont abandonné et se venger.

On retrouve dans ce roman, l’ambiance des livres de Curwood ou de London, mais je dois avouer que le livre de Michael Punke n’a pas le même souffle. Au bout d’un moment, l’intérêt diminue. La deuxième partie du livre est franchement moins passionnante. Toutefois, l’histoire de cet homme est impressionnante, surtout lorsque l’on sait qu’elle s’inspire de faits réels. Certains épisodes sont marquants dans ce livre, l’attaque du grizzli, l’épisode avec le serpent ou encore le passage avec les loups. La rencontre avec la vieille indienne est aussi très touchante. C’est donc un avis mitigé pour ce livre qui malheureusement ne m’a pas tenue en haleine jusqu’au bout.

Et le film alors ?

C’était la même histoire ? Dans le générique de fin, il est précisé que le film s’inspire en partie du roman. C’est un euphémisme ! Glass a gagné un fils à moitié indien et sa femme a été tuée dans le massacre de sa tribu. Pourquoi ce rajout ? Le personnage de Glass est totalement modifié : on passe d’un homme qui lutte pour sa survie,veut se venger de ses compagnons et qui ont volé son fusil adoré à un père désespéré dont le fils a été assassiné. La vengeance personnelle n’était pas assez noble dans le roman ? On y perd une dimension brutale, primale qui animait le livre. Pas de chance pour moi, les moments que j’ai préférés dans le livre ont été modifiés ou évincés. Pourquoi rajouter des Canadiens (les méchants évidemment), pourquoi rajouter des indiens et une histoire d’enlèvement d’une jeune fille ? Pour le spectacle, on y gagne pendaison, castration et viol… Indispensables pour ce film certainement… Le combat d’un homme seul face à une nature hostile était à mon sens suffisamment fascinant.

J’aurais aimé que Leonardo di Caprio gagne son Oscar avec un autre film, celui-ci m’a laissé sur ma faim : le scénario est limité, Glass survit à tellement d’accidents qu’il pourrait être un héros de Marvel. Il faut saluer la beauté des images et le jeu des acteurs, Di Caprio bien sûr et Tom Hardy, un John Fitzgerald odieux et affreusement méchant. Il faut quand même souligner des scènes magnifiquement réalisées : la scène d’attaque du camp par les indiens au début du film est grandiose rien à voir avec la scène de l’ours qui m’a déçue.

Pour conclure ?

Lisez le livre si vous aimez les romans d’aventure et ces histoires d’hommes qui se surpassent. Pour le film, voir Leonardo c’est toujours bien (le dernier plan sur lui est remarquable), mais 2h30 c’est long…

La maison de soie

Quel plaisir de prendre un thé en compagnie de Sherlock Holmes et de son ami Watson version Horowitz !

La maison de soie
La maison de soie

Mon avis

J’avais des doutes en commençant ce livre, c’est toujours avec un peu de réticence que je lis un roman qui reprend des héros d’auteur qui ne sont plus là. S’attaquer à Sherlock Holmes n’est pas un travail facile. Pourtant, j’ai été conquise par cette nouvelle aventure du détective anglais. Le style d’écriture est moderne, l’intrigue est complexe, les événements se succèdent, et on ne s’ennuie pas . On retrouve nos très chers personnages , surtout le Docteur Watson qui est un narrateur très habile. Avec la Maison de soie, Anthony Horowitz a réussi a prolongé les aventures de Sherlock, à le rajeunir sans trahir Conan Doyle. Une réussite !

La maison de soie de Anthony Horowitz au livre de poche

La bouquineuse

Pour le premier article de ce blog, j’ai choisi de vous parler de La bouquineuse de Zoran Zivkovik. J’ai trouvé ce livre par hasard, et le hasard faisant bien les choses, j’ai pu découvrir un auteur et une maison d’édition que je ne connaissais pas !

La bouquineuse de Zoran Zivkovic
La bouquineuse de Zoran Zivkovic

L’histoire

La bouquineuse c’est Mademoiselle Tamara qui entretient le plaisir de la lecture avec art et gourmandise, car Mlle Tamara aime manger des fruits en lisant. Plus qu’une habitude, c’est une nécessité. Chaque chapitre porte le nom d’un fruit, rituel du moment de Mlle Tamara. A chaque fois, une histoire différente nous emmène dans une nouvelle aventure ou mésaventure de notre bouquineuse, et chaque fois, les livres sont au cœur de l’histoire.

Mon avis

Mlle Tamara est une sorte d’Amélie Poulain des livres. Zoran Zivkovik nous entraîne dans un univers fantastique et parfois absurde. Les personnages sont tous très surprenants, leurs actes et leurs habitudes encore plus. La lecture y est porteuse de bonheur, de danger ou d’espoir mais semble toujours nécessaire. L’objet livre est aussi très soigné, j’ai apprécié l’élégance de la couverture et la qualité du papier qui rendent la lecture agréable.

Ce roman est une belle découverte qui se savoure chapitre après chapitre et qui donne envie de se pencher sur le reste de l’oeuvre de Zoran Zivkovik.

La bouquineuse de Zoran Zivkovic aux éditions Xenia.