Les beaux gosses de l’Apocalypse

Un roman illustré où il est question de zombies, de monstres et de héros post-apocalyptiques….

Les beaux gosses de l'Apocalypse

L’histoire

Jack Sullivan se retrouve seul après une apocalypse due à l’arrivée massive de monstres et de zombies. Le bon côté des choses, c’est qu’il a une super cabane dans un arbre et qu’il peut faire tout ce qu’il veut de ses journées. L’inconvénient, c’est que les zombies sont partout et que le terrible monstre Blarg semble avoir une dent contre lui. Heureusement, il ne restera pas seul très longtemps…

Mon avis

En voyant la couverture de ce livre et son titre assez drôle, je n’avais pas de grandes attentes. Je me suis dit : « Tiens un petit roman sympa pour les ados qui n’aiment pas trop lire ». C’est un peu plus que ça. Le livre est très illustré, les dessins sont dynamiques et drôles, proches de la BD, et surtout ils complètent astucieusement le texte. L’histoire, quant à elle, m’a beaucoup fait rire. Les ados ne se prennent pas au sérieux. On s’approche d’un Scooby Doo post-apocalyptique, il y a même un monstre chien ! Les zombies sont totalement crétins, les monstres peinent à faire peur et les héros n’en sont pas vraiment. L’équipe est constituée d’un orphelin pas très sérieux, d’un scientifique inventeur, d’une grosse brute et d’une fille jolie mais pas commode. Ils pensent surtout à manger et à s’amuser et le lecteur passe un bon moment de lecture avec ces beaux gosses. Un petit roman sympa et drôle qui a réussi à me faire aimer une histoire avec des zombies (et ça, c’était pas gagné…) !

Les beaux gosses de l’Apocalypse de Max Brallier, illustré par Douglas Holgate chez Grafiteen

 

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Les mystères de Larispem 1 : Le sang jamais n’oublie

Le sang jamais n’oublie , premier tome d’une uchronie très réussie…

Les mystères de Larispem 1

L’histoire

En 1899, Paris n’est plus la capitale de la France, elle est devenue une cité-état : Larispem. Suite aux événements de la Commune, tout a changé. Le peuple a pris le pouvoir et les aristocrates ont dû fuir. Les bouchers sont devenus très influents dans la cité. Trois destins d’adolescents se croisent. Carmine, l’apprentie louchébem (boucher), Liberté, la mécanicienne et Nathanaël, l’orphelin qui rêve d’un avenir meilleur. Tous les trois vont se trouver au cœur d’un complot qui a pour objectif de rendre le pouvoir aux familles nobles.

Mon avis

Non, ce n’est pas simplement une uchronie de plus pour ado. J’ai eu un gros coup de cœur pour ce livre ! Je me suis promenée avec plaisir dans Larispem, qui me rappelait parfois le Paris des Merveilles de Pierre Pevel. Les vapomobiles, les automates, Jules Verne, nous plongent avec délice dans cette ambiance steampunk. Il faut aussi souligner l’idée originale de faire des bouchers des personnages influents de la cité (j’ai découvert ainsi l’argot des louchébems). Je rassure les végétariens (dont je fais partie), rien de choquant pour eux ! L’intrigue, quant à elle, est très bien menée et nous tient en haleine du début à la fin. On découvre petit à petit l’histoire de cette cité-état en suivant les aventures des trois jeunes héros, tous en quête d’un plus bel avenir. Ils se heurtent à une société secrète aux pratiques occultes qui n’hésite pas à tuer pour arriver à ses fins. L’idée du pouvoir par le sang reprend adroitement l’idée du sang bleu des nobles. Les personnages sont amenés à grandir, à se poser des questions, à faire des choix et à choisir leur camp. Au fil de la lecture, l’intrigue prend de plus en plus d’épaisseur et la fin du premier tome ouvre la porte à de nombreuses intrigues.

Pour conclure, c’est un excellent roman jeunesse que je vais recommander à mes collégiens adorés. Je vais vite me pencher sur le deuxième tome afin de découvrir la suite des aventures de Carmine, Liberté et Nathanaël !

Les Mystères de Larispem 1 : Le sang jamais n’oublie de Lucie Pierrat-Pajot chez Gallimard jeunesse

La malédiction Grimm

Imaginez une bibliothèque un peu spéciale, où vous pouvez emprunter les objets dont vous avez besoin, du plus courant ou plus excentrique, du plus ordinaire au plus extraordinaire. Voilà le point de départ original et prometteur de La malédiction Grimm.La malédiction Grimm : couverture

L’histoire

L’héroïne de ce roman est Elizabeth, une lycéenne qui n’a pas vraiment confiance en elle. Lorsque son professeur d’histoire lui propose de travailler dans une bibliothèque un peu spéciale pour gagner un peu d’argent, sa vie va changer totalement. Elle va rencontrer de nouveaux amis et se trouver propulsée au cœur d’une enquête sur la disparition d’objets magiques de la très spéciale « collection Grimm ». Secrets, trahisons et mensonges s’accumulent tout au long des aventures d’Elizabeth.

Mon avis

Une bibliothèque qui permet d’emprunter le miroir de Blanche-Neige ou les bottes de Sept lieues est un sujet de départ qui m’a emballée. Au début du livre, j’étais impatiente de découvrir les mystères de cette bibliothèques, de plonger dans le monde des frères Grimm et de percer ses mystères. Malheureusement, je me suis vite lassée. A mon grand regret, l’histoire s’est vite transformée en roman sentimental pour ados et finalement il est davantage question des premiers émois amoureux des personnages que de magie. C’est dommage d’avoir si peu exploité le thème, le rythme s’essouffle assez vite et j’ai fini le livre sans enthousiasme. L’expédition H. G. Wells est la suite de ce roman, j’espère que le monde de l’écrivain y est mieux exploité que celui des frères Grimm…

La malédiction Grimm, de Polly Schulman chez Bayard jeunesse.

Le capteur de rêves

Tous les ans, je fais de belles découvertes à la Librairie des enfants d’Albi. Cette année, intriguée par la légende du capteur de rêves j’ai découvert l’éditeur Boréalia et sa collection Les Nordiques jeunesseLe-capteur-de-reves_5974 .

L’histoire

Les attrape-rêves, nous en voyons partout en ce moment dans les boutiques, sans vraiment savoir quelles sont ses origines et sa signification. Michel Noël nous emmène au Canada rencontrer les Anishnabés pour nous conter la légende du capteur de rêves. Nous y rencontrons deux femmes exceptionnelles : Nekokum et Mendesh, sages-femmes du village et porteuses de la sagesse des anciens. Lire la suite

Les évadés du bocal

Voilà un roman qui déménage ! Attirée par la couverture et le titre, encouragée par la 4e de couverture, j’ai plongé dans le bocal avec la ferme intention de réussir mon évasion avec ces trois personnages complètement déjantés.Les-evades-du-bocal

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Cauchemars

L’histoire

cauchemarsCharlie Laird n’a pas de chance : après la mort de sa mère, son père décide de refaire sa vie avec la voisine. Lui et son petit frère doivent donc s’installer dans l’étrange et inquiétante maison de la « marâtre ». A cela s’ajoute une étrange sorcière qui toutes les nuits rend visite à Charlie pour lui promettre de le manger lui ou son petit frère. Lire la suite

Les garçons (du collège) ne sont pas (tous) des crapauds

Un roman jeunesse offert par Babelio et La Martinière jeunesse lors d’une opération Masse critique.

Les garçons (du collège) ne sont pas (tous) des crapauds de Barbara Dee
Les garçons (du collège) ne sont pas (tous) des crapauds de Barbara Dee

L’histoire

Finley et Maya sont d’inséparables amies d’enfance. Navrées par le comportement des garçons du collège, elles ont inventé le Guide du développement amphibien dans lequel elle classe les garçons en trois catégories : têtard, crapaud et grenouille (très rare).

Mais le jour où Zachary alias « Barjoïde » refait son apparition au collège après un an d’absence, les certitudes de Finley sont ébranlées. Barjoïde est devenu une charmante grenouille…

Mon avis

L’histoire de Finley est sympathique, c’est un livre qui se lit rapidement, à l’écriture agréable. Toutefois, je suis un peu restée sur ma faim. Le début est drôle, le système de classement des garçons correspond très bien à ce que peuvent faire des collégiennes de l’âge de Finley et Maya. Mais le déroulement de l’histoire m’a semblé un peu simple, la psychologie des personnages un peu stéréotypée, on trouve même une documentaliste qui sert du thé aux élèves qui viennent au CDI (ça me dérange un peu, j’avoue… même si je suis une gentille documentaliste). C’est donc un roman sans prise de tête, un roman divertissant pour les jeunes collégiens.

Les garçons (du collège) ne sont pas (tous) des crapauds de Barbara Dee chez La Martinière

Le complexe du papillon

Un livre sur l’anorexie n’est pas forcément ce qui m’attire le plus, mais c’est Annelise Heurtier qui l’a écrit. Alors comme j’ai beaucoup aimé Sweet Sixteen et Babakunde, je me suis dit pourquoi pas !

Le complexe du papillon de Annelise Heurtier
Le complexe du papillon de Annelise Heurtier

L’histoire

Mathilde est une adolescente joyeuse, sportive et bien dans sa peau. Mais le décès récent de sa grand-mère est une épreuve qu’elle a beaucoup de mal à surmonter. Heureusement, elle peut compter sur son amie Louison pour lui remonter le moral.

Lorsque le jour de la rentrée, elle découvre la transformation de Cézanne, une de ses camarades, elle est admirative. En un été, elle était devenue gracieuse et mince : la chenille était devenue papillon. Fascinée par sa minceur, elle décide elle aussi de se transformer et se donne deux mois pour être belle et séduire Jim.

Mon avis

L’anorexie n’est pas un sujet facile à aborder en littérature jeunesse. J’ai beaucoup apprécié le changement de ton au fil des pages. Au début du roman, on ne peut qu’aimer Mathilde et Louison, deux jeunes filles enjouées et complices. Elles sont drôles, on rit avec elles. Mais au fil des pages, lorsque Louison plonge de plus en plus dans son mal être, on rit de moins en moins, l’atmosphère devient de plus en plus lourde. Annelise Heurtier nous fait plonger dans les pensées, les doutes, les douleurs de Mathilde, qui l’amènent à l’isolement et la mettent en danger.

Mathilde n’est pas seule, elle est entourée de ses parents, de ses amies, de son entraîneur. Chacun essaie de l’aider, sans vraiment savoir comment faire. Le personnage de Louison, sa meilleure amie, est à mes yeux très important. Les ados qui liront ce roman comprendront la responsabilité d’un ami, surtout à un âge où les parents ne sont pas forcément les personnes à qui l’on se confie. Un très beau roman jeunesse.

Le complexe du papillon de Annelise Heurtier chez Casterman

Les Willoughby

Je connaissais et aimais Lois Lowry pour ses romans Le passeur ou l’Elue (deux romans magnifiques). J’ai découvert une autre facette de son écriture en lisant les Willoughby, roman plus léger et plein d’humour.

Les Willoughby de Lois Lowry
Les Willoughby de Lois Lowry

L’histoire

Les Willoughby ne sont pas une famille modèle, les parents n’aiment pas leurs enfants et ne s’occupent pas d’eux. Ils ont pour voisin un milliardaire qui ne parle à personne et qui vit seul dans une maison délabrée et sale. Un bébé abandonné sur le seuil des Willoughby et l’arrivée d’une nounou vont transformer la vie des héros de cette histoire.

Mon avis

Ne cherchez pas de moral, ni de logique dans ce roman. En lisant ce livre, on se dit que l’auteur a écrit une aventure comme on peut l’imaginer quand on est enfant. Les solutions sont simples, les personnages ne sont pas jugés, ils sont comme ils sont et chacun fait avec. Les enfants et leur nounou s’imaginent dans une famille « vieux jeu » et s’inspirent des romans où les orphelins, les enfants malheureux s’en sortent toujours à force de bonne volonté et de rencontres opportunes. On sourit souvent en lisant ce petit roman, on reconnaît les références littéraires (expliquées en fin de livres), les personnages sont sympathiques, notamment ceux de la nounou et du milliardaire et même si on devine facilement la fin de l’histoire, on apprécie de suivre les aventures des enfants Willoughby.

Les Willoughby de Lois Lowry, L’école des Loisirs

 

 

L’architective : Les reliques perdues

Architective, voilà un joli mot-valise qui a tout de suite éveillé ma curiosité. Ajoutez à cela une couverture très réussie et me voilà plongée dans les aventures peu ordinaires d’Armand et de ses amis.

L'architective de Mel Andoriss
L’architective de Mel Andoriss

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