roman

Les Enchantements d’Ambremer

Les enchantements d’Ambremer est le premier tome d’une trilogie de Pierre Pevel : Le Paris des Merveilles. J’ai craqué en voyant les jolies couvertures de ces livres. Il ne me restait qu’à découvrir l’histoire…

Les Enchantements d'Ambremer de Pierre Pevel

Les Enchantements d’Ambremer de Pierre Pevel

L’histoire

L’histoire nous plonge dans Paris au début du XXe siècle, mais ce Paris baigne dans la magie, les chats ont des ailes et la tour Eiffel est en bois blanc. Nous suivons les aventures du mage Griffont et d’une aventurière, Isabel de Saint-Gil. Ils se trouvent entraîner dans une enquête où les meurtres se succèdent, se font attaquer par des gargouilles sanguinaires et essaient de dénouer un mystère de plusieurs siècles.

Mon avis

J’aime cette ambiance début de siècle où se mêlent magie et mystère ! Les personnages sont savoureux, Isabel de Saint-Gil est un personnage très attachant malgré ses défauts et ses acolytes sont hauts en couleur !

Le petit bémol, serait peut-être que l’histoire met un peu de temps à démarrer, mais on oublie vite les lenteurs du débuts pour  plonger dans l’intrigue où les événements s’enchaînent rapidement. L’enquête mêle plusieurs intrigues secondaires et nous fait voyager dans des mondes incroyables, l’Outre-Monde et surtout l’Onirie, le pays des rêves. Vous l’aurez compris : la lecture du deuxième tome s’impose.

J’ai failli oublier de vous parler d’Azincourt ! Quel chat ailé magnifique, doué de parole, à l’esprit affûté, qui dort sur les livres pour les voir en rêve. Je soupçonne  Monsieur Pevel d’avoir découvert pourquoi mes gros matous s’endorment toujours dans ma bibliothèque…

 

Le plus petit baiser jamais recensé

J’ai découvert Mathias Malzieu écrivain en lisant le très beau roman La Mécanique du coeur. J’ai trouvé chez un bouquiniste Le plus petit baiser jamais recensé. Un titre tout en légèreté et en douceur qui m’a tout de suite plu.

L'arbre aux livres, le plus petit baiser jamais recensé

L’arbre aux livres, le plus petit baiser jamais recensé

L’histoire

Dans un monde fantastique où l’on peut faire pousser un arbre à harmonica, un inventeur qui a perdu la « guerre mondiale de l’amour » retrouve l’espoir  grâce à une jeune fille qui a disparu suite à leur premier baiser, le plus petit baiser jamais recensé. Il va mener l’enquête pour retrouver cette mystérieuse fille invisible.

Mon avis

Ce petit livre se savoure comme une pâtisserie : il est poétique, empli de rêves et d’histoires extraordinaires. Il faut accepter de perdre pied avec la réalité et de se laisser porter par les aventures de ce jeune inventeur et de ses amis extraordinaires (l’enquêteur Gaspard Neige et son perroquet un tantinet lubrique).

Il est question d’amour dans ce livre, l’amour qui fait mal, celui qui fait du bien, celui qui ne mourra jamais et celui qui répare, d’amour maladroit (« Et même en l’aimant à l’envers, je ne parvenais pas à la détester »). Les plus romantiques d’entre nous apprécieront le recueil de sparadramours , petits poèmes d’amour à déposer partout .

Une petite lecture qui fait du bien !

The Revenant : Livre vs Film

Comment passer à côté de The Revenant, le film dont tout le monde parle et qui a sacré Leonardo di Caprio ? J’ai lu le livre, j’ai vu le film et voici mon avis.

the revenant : film versus livre

The revenant : film versus livre

Le Livre

Ce roman nous fait voyager dans les grands espaces sauvages américains. Hugh Glass, un trappeur est attaqué par un grizzli. Gravement blessé et mutilé, il est abandonné par ses compagnons. Commence alors pour lui une lutte pour sa survie : c’est en rampant, en mangeant des charognes et en luttant contre les bêtes sauvages qu’il va essayer de vivre. Son moteur : retrouver les deux hommes qui l’ont abandonné et se venger.

On retrouve dans ce roman, l’ambiance des livres de Curwood ou de London, mais je dois avouer que le livre de Michael Punke n’a pas le même souffle. Au bout d’un moment, l’intérêt diminue. La deuxième partie du livre est franchement moins passionnante. Toutefois, l’histoire de cet homme est impressionnante, surtout lorsque l’on sait qu’elle s’inspire de faits réels. Certains épisodes sont marquants dans ce livre, l’attaque du grizzli, l’épisode avec le serpent ou encore le passage avec les loups. La rencontre avec la vieille indienne est aussi très touchante. C’est donc un avis mitigé pour ce livre qui malheureusement ne m’a pas tenue en haleine jusqu’au bout.

Et le film alors ?

C’était la même histoire ? Dans le générique de fin, il est précisé que le film s’inspire en partie du roman. C’est un euphémisme ! Glass a gagné un fils à moitié indien et sa femme a été tuée dans le massacre de sa tribu. Pourquoi ce rajout ? Le personnage de Glass est totalement modifié : on passe d’un homme qui lutte pour sa survie,veut se venger de ses compagnons et qui ont volé son fusil adoré à un père désespéré dont le fils a été assassiné. La vengeance personnelle n’était pas assez noble dans le roman ? On y perd une dimension brutale, primale qui animait le livre. Pas de chance pour moi, les moments que j’ai préférés dans le livre ont été modifiés ou évincés. Pourquoi rajouter des Canadiens (les méchants évidemment), pourquoi rajouter des indiens et une histoire d’enlèvement d’une jeune fille ? Pour le spectacle, on y gagne pendaison, castration et viol… Indispensables pour ce film certainement… Le combat d’un homme seul face à une nature hostile était à mon sens suffisamment fascinant.

J’aurais aimé que Leonardo di Caprio gagne son Oscar avec un autre film, celui-ci m’a laissé sur ma faim : le scénario est limité, Glass survit à tellement d’accidents qu’il pourrait être un héros de Marvel. Il faut saluer la beauté des images et le jeu des acteurs, Di Caprio bien sûr et Tom Hardy, un John Fitzgerald odieux et affreusement méchant. Il faut quand même souligner des scènes magnifiquement réalisées : la scène d’attaque du camp par les indiens au début du film est grandiose rien à voir avec la scène de l’ours qui m’a déçue.

Pour conclure ?

Lisez le livre si vous aimez les romans d’aventure et ces histoires d’hommes qui se surpassent. Pour le film, voir Leonardo c’est toujours bien (le dernier plan sur lui est remarquable), mais 2h30 c’est long…

Le Septième guerrier-mage

Voilà un bon moment que je ne m’étais pas plongée dans de la fantasy pour adulte. Le fil de mes lectures m’a menée au Septième guerrier-mage de Paul Beorn. J’ai découvert cet auteur grâce au roman 14-14 qu’il a écrit avec Silène Edgar. Le livre m’a plu, alors je me suis penchée sur les livres de cet auteur qui écrit aussi pour les grands (enfants ?) que nous sommes.

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Paul Beorn, le Septième Guerrier-mage

L’histoire

Le monde du Septième guerrier-mage ne nous fait pas rêver, c’est un monde de guerre et de désolation où chacun tente de survivre et de s’en tirer le mieux qu’il peut. Inutile de préciser que le petit paysan, l’enfant et la jeune fille innocente ne sont pas ceux qui s’en sortent le mieux !
Jal, notre héros, fait son bonhomme de chemin dans l’armée qu’il a rejoint, non par choix mais par nécessité. Il a un lourd passé, il a perdu une partie de sa mémoire et il est hanté par la voix d’un mystérieux maître.
Notre héros n’a rien d’un héros, il est déserteur, voleur, pilleur de reliques, il n’est pas très poli et a un fort penchant pour les jeunes filles, mais ma foi il est plutôt sympathique ! Le hasard va mettre sur sa route une communauté villageoise épargnée jusqu’à maintenant par les ravages de la guerre. Il va alors s’engager à les défendre (un peu forcé). Il va nouer des liens avec les gens qui vont croiser son chemin et découvrir peu à peu qui il est vraiment.

Mon avis

J’ai beaucoup apprécié les aventures de Jal et de ses compagnons. Le livre ne manque pas d’humour, certaines scènes sont drôles et l’auteur ne ménage pas son héros qui a son lot de situations cocasses. L’intérêt du livre repose sur la découverte et le déploiement des pouvoirs de Jal et surtout sur la composition de son cercle qui le soutient. Les personnages sont très humains, avec leurs fêlures et leurs faiblesses, ils sont capables de se surpasser et de devenir des fauves lorsque la peur ou leur survie en dépend. Les aventures s’enchaînent et je ne me suis pas ennuyée en lisant ce roman que l’on a du mal à poser.

Quelqu’un qui connaissait bien Jal m’a demandé d’être indulgente avec lui car il a eu une enfance difficile. Personnellement, je trouve que ce jeune homme s’en sort plutôt bien, pour le plus grand plaisir des lecteurs !

Le Septième guerrier-mage de Paul Beorn chez Bragelonne

Aristote et Dante découvrent les secrets de l’Univers

Je sais que l’on a déjà beaucoup écrit sur Aristote et Dante découvrent les secrets de l’Univers, mais c’est quand même un gros coup de cœur littérature jeunesse et je ne peux pas résister à l’envie d’en parler !

Aristote et Dante découvrent les secrets de l'Univers de Benjamin Alire Saenz

Aristote et Dante découvrent les secrets de l’Univers

L’histoire

Aristote et Dante sont deux ados américains d’origine mexicaine des années 1980. Ils sont tourmentés par les soucis habituels des ados et l’âge adulte arrivant, ils essaient de trouver leur place. L’un est ultra sensible, un peu artiste. L’autre est un écorché vif, blessé par un secret de famille. L’amitié qui naît entre les deux est forte et chaotique, blessante parfois, souvent perturbante .

Mon avis

Ce livre parle d’homosexualité, un sujet encore peu évoqué dans la littérature jeunesse et il en parle bien. Tout n’est pas simple dans la vie des deux garçons, il n’y a pas que leur identité sexuelle qui pose problème, ce sont des ados comme les autres qui en plus de leurs questions existentielles, doivent affronter les préjugés et la bêtise des autres. Les relations parents-enfants sont justes et belles, les parents aiment leurs enfants et ne savent pas toujours comment les protéger.

Ce roman rassure, ce roman nous donne confiance, Aristote et Dante sont deux garçons extraordinaires qui avancent dans la vie. Ils vont découvrir l’univers, se découvrir et nous ne pouvons pas rester insensibles à leurs découvertes. En résumé, c’est beau l’amour !

Aristote et Dante découvrent les secrets de l’Univers de Benjamin Alire Saenz chez PKJ

Tartes aux pommes et fin du monde

Tartes au pommes et fin du monde fait partie de ce que j’appelle mes « romans apéritifs », des petits romans détente que je choisis de lire entre deux grosses lectures.

Tartes aux pommes et fin du monde

Tartes aux pommes et fin du monde

L’histoire

Un jeune homme en pleine dépression nous raconte ses souvenirs d’enfance, d’adolescence et de jeune adulte. Il est question de chien avec des ailes, de maquereaux, de maquettes d’avions et de flingue substitut de petite amie. Il est aussi question de ce qui peut nous donner envie de continuer quand plus rien ne va.

Mon avis

Ce petit livre se lit avec plaisir, le style est simple et frais avec un brin d’humour et de poésie. J’ai aimé le souvenir récurrent du chien, sorte de repère dans les réflexions du héros. Toutefois, ce jeune homme m’a semblé étranger, je me sentais très éloignée de ce personnage qui baisse les bras d’une manière peut-être trop détachée, sans lutte apparente. Parfois, il semble regarder le monde de l’extérieur. Un petit roman agréable qui parle de choses graves (suicide, divorce, chômage) tout en légèreté.

Si vous souhaitez découvrir un peu plus l’auteur et ses textes, vous pouvez visiter son blog La méduse et le renard

Tartes aux pommes et fin du monde de Guillaume Siaudeau chez Pocket

La maison de soie

Quel plaisir de prendre un thé en compagnie de Sherlock Holmes et de son ami Watson version Horowitz !

La maison de soie

La maison de soie

Mon avis

J’avais des doutes en commençant ce livre, c’est toujours avec un peu de réticence que je lis un roman qui reprend des héros d’auteur qui ne sont plus là. S’attaquer à Sherlock Holmes n’est pas un travail facile. Pourtant, j’ai été conquise par cette nouvelle aventure du détective anglais. Le style d’écriture est moderne, l’intrigue est complexe, les événements se succèdent, et on ne s’ennuie pas . On retrouve nos très chers personnages , surtout le Docteur Watson qui est un narrateur très habile. Avec la Maison de soie, Anthony Horowitz a réussi a prolongé les aventures de Sherlock, à le rajeunir sans trahir Conan Doyle. Une réussite !

La maison de soie de Anthony Horowitz au livre de poche

U4 : Koridwen

U4 est un ensemble de quatre livres écrits par quatre auteurs différents. Les quatre romans sont liés par un même contexte : Le virus U4 a décimé 90 % de la population. Seuls quelques ados ont survécu, dans chaque livre nous suivons l’un d’entre eux qui a pour objectif de se rendre à un rendez-vous donné par le maître du jeu sur lequel ils jouent sur internet. L’idée m’a plu et pour commencer U4 j’ai choisi le livre de Yves Grevet, car j’avais beaucoup aimé la série Méto.

U4 : Koridwen

U4 : Koridwen

L’histoire

Le roman commence en Bretagne, Koridwen se retrouve seule dans la ferme familiale après la mort de sa mère qui a succombé au virus U4. Il ne lui reste que ses vaches à s’occuper et ses souvenirs. Elle doit faire face aux attaques des autres survivants et décide de ne pas abandonner et de tout tenter pour survivre. C’est sa grand-mère, un peu sorcière, qui depuis l’au-delà, va la guider, lui laisser des messages, pour la mener en tracteur jusqu’à Paris et lui permettre de ses rendre à un mystérieux rendez-vous lancer sur internet.

Mon avis

Le mélange entre ambiance post apocalyptique et fantastique est bien trouvé. Koridwen rencontre des personnages toujours singulier et jamais caricatural : le monde est une jungle, personne n’est parfait, l’instinct de survie prend le dessus. Le lien qui lie Kordiwen et son cousin déficient mental apporte un plus à cette histoire : Koridwen a un devoir envers lui, elle doit survivre pour lui, son cousin lui donne un but et lui apporte le réconfort d’avoir encore une famille. On ne s’ennuie pas en lisant ce livre, l’histoire est rythmée, les événements s’enchaînent rapidement. Ça donne envie de lire les trois autres romans U4 !

U4 : Koridwen de Yves Grevet chez Syros

La bouquineuse

Pour le premier article de ce blog, j’ai choisi de vous parler de La bouquineuse de Zoran Zivkovik. J’ai trouvé ce livre par hasard, et le hasard faisant bien les choses, j’ai pu découvrir un auteur et une maison d’édition que je ne connaissais pas !

La bouquineuse de Zoran Zivkovic

La bouquineuse de Zoran Zivkovic

L’histoire

La bouquineuse c’est Mademoiselle Tamara qui entretient le plaisir de la lecture avec art et gourmandise, car Mlle Tamara aime manger des fruits en lisant. Plus qu’une habitude, c’est une nécessité. Chaque chapitre porte le nom d’un fruit, rituel du moment de Mlle Tamara. A chaque fois, une histoire différente nous emmène dans une nouvelle aventure ou mésaventure de notre bouquineuse, et chaque fois, les livres sont au cœur de l’histoire.

Mon avis

Mlle Tamara est une sorte d’Amélie Poulain des livres. Zoran Zivkovik nous entraîne dans un univers fantastique et parfois absurde. Les personnages sont tous très surprenants, leurs actes et leurs habitudes encore plus. La lecture y est porteuse de bonheur, de danger ou d’espoir mais semble toujours nécessaire. L’objet livre est aussi très soigné, j’ai apprécié l’élégance de la couverture et la qualité du papier qui rendent la lecture agréable.

Ce roman est une belle découverte qui se savoure chapitre après chapitre et qui donne envie de se pencher sur le reste de l’oeuvre de Zoran Zivkovik.

La bouquineuse de Zoran Zivkovic aux éditions Xenia.